- Faites comme eux! Quand on pose une question à un juif, il répond toujours par une autre question, ça lui donne du temps de réfléchir à la question.
- Ah bon.
- Jacob! Tu me reconnais?
- Et toi tu me reconnais?
- ... Non.
- Eh ba tant mieux!
- Rabbi nous avons mille questions à vous poser!
- Eh ba moi j’en ai 2000.”

- Livre premier, Question Première. S'il faut traiter à table des matières philosophiques.
- Livre second, Question Première. Quelles sont les questions et les plaisanteries qui, suivant Xénophon, sont agréables ou déplacées dans un repas ?

"Je vois, mon ami, que Théodore n’a pas mal deviné le caractère de ton esprit ; car c’est la vraie marque d’un philosophe que le sentiment d’étonnement que tu éprouves. La philosophie, en effet, n’a pas d’autre origine (...)"

Lorsque vos fils vous demanderont plus tard : « De quel droit l'Eternel notre Dieu vous a-t-il imposé ces ordonnances, ces lois et ces décrets ? », tu lui demanderas : « Nous avons été esclaves du pharaon en Egypte, et l'Eternel nous a tirés de là avec puissance. (...)"
(ד) מָזְגוּ לוֹ כוֹס שֵׁנִי, וְכָאן הַבֵּן שׁוֹאֵל אָבִיו, וְאִם אֵין דַּעַת בַּבֵּן, אָבִיו מְלַמְּדוֹ, מַה נִּשְׁתַּנָּה הַלַּיְלָה הַזֶּה מִכָּל הַלֵּילוֹת,(...)
Ils lui versent un deuxième verre (de vin). Et ici le fils interroge son père. Et si le fils a une compréhension insuffisante (pour pouvoir interroger), son père lui apprends à interroger : Ma nishtana halayla hazé, Pourquoi cette nuit est-elle différente de toutes les autres nuits? (...)
(...) חייב אדם לעסוק בהלכות הפסח כל הלילה אפלו בינו לבין בנו אפלו בינו לבין עצמו אפלו בינו לבין תלמידו
(...) Une personne doit se pencher sur les lois de Pessah toute la nuit, même s'il est seul avec son fils, même s'il est seul, même s'il est seul avec son élève.
GEMARA: Les Sages ont enseigné: si son fils est sage, il lui demande. S'il n'est pas sage, sa femme lui demande. Et si ce n'est sa femme, il se demande à lui-même. Et même deux érudits qui maîtrisent les lois de Pessah s'interrogent mutuellement.
(יז) כָּל מַחֲלוֹקֶת שֶׁהִיא לְשֵׁם שָׁמַיִם, סוֹפָהּ לְהִתְקַיֵּם. וְשֶׁאֵינָהּ לְשֵׁם שָׁמַיִם, אֵין סוֹפָהּ לְהִתְקַיֵּם. אֵיזוֹ הִיא מַחֲלוֹקֶת שֶׁהִיא לְשֵׁם שָׁמַיִם, זוֹ מַחֲלוֹקֶת הִלֵּל וְשַׁמַּאי. וְשֶׁאֵינָהּ לְשֵׁם שָׁמַיִם, זוֹ מַחֲלוֹקֶת קֹרַח וְכָל עֲדָתוֹ:
Tout débat mené au nom du Ciel, son destin est de perdurer. Et si elle n'est pas au nom du Ciel, son débat n'est pas de perdurer. Quel est le débat au nom du Ciel (par excellence)? C'est le débat de Hillel et Shamai. Et quel est celui pas au nom du Ciel (par excellence)? C'est le débat de Korach et son assemblée.
Je crois que c'est une misconception que de penser que le judaïsme encourage les questions. Je pense qu'il y a certains courants dans le judaïsme contemporain qui encouragent les questions. Mais je ne crois que ce soit universel ou que ça l'ait été depuis 2000 ans dans le judaïsme normatif. Le Talmud dit qu'il y a des questions qui ne peuvent jamais être posées: ce qui est en haut, ce qui est en bas, ce qui est devant, ce qui est derrière. Quiconque pose ces questions, mieux eut-il valu qu'il ne fut pas venu au monde.
Donc il y a une très forte base dans la tradition normative pour que certaines questions ne soient pas posées. Dans le communauté orthodoxe, des questions sur les principes fondamentaux du judaïsme sont certainement hors limites. Donc il y a des courants où les questions sont encouragées mais dans le monde orthodoxe, interroger les principes n'est pas recevable. On peut poser des questions sur les spécificités de la loi juive, les particularités du mode de vie - mais pas sur les principes, ce serait vécu comme une menace.
כָּל הַמִּסְתַּכֵּל בְּאַרְבָּעָה דְּבָרִים, רָאוּי לוֹ כְּאִלּוּ לֹא בָּא לָעוֹלָם, מַה לְּמַעְלָה, מַה לְּמַטָּה, מַה לְּפָנִים, וּמַה לְּאָחוֹר. (...)
(...) Quiconque contemple 4 choses, mieux eut-il valu qu'il ne fut pas venu au monde : ce qui est au-dessus, ce qui est au-dessous, ce qui est avant, ce qui est après.
נדנדה, חיים נחמן ביאליק
נד, נד, נד, נד,
רד, עלה, עלה ורד!
מה למעלה? מה למטה?
רק אני, אני ואתה.
La balançoire, Haim Nahman Bialik (20e siècle)
Nad, ned, nad, ned
Descends, monte, monte et descends!
Qu'y a-t-il au dessus? Qu'y a-t-il en dessous?
Juste moi, moi et toi. (...)
בְּכָל דּוֹר וָדוֹר חַיָּב אָדָם לִרְאוֹת אֶת עַצְמוֹ כְאִלּוּ הוּא יָצָא מִמִּצְרַיִם
A chaque génération, une personne doit se considérer comme étant elle-même sortie d'Egypte
