וְאֶקְחָ֨ה פַת־לֶ֜חֶם וְסַעֲד֤וּ לִבְּכֶם֙ אַחַ֣ר תַּעֲבֹ֔רוּ כִּֽי־עַל־כֵּ֥ן עֲבַרְתֶּ֖ם עַֽל־עַבְדְּכֶ֑ם וַיֹּ֣אמְר֔וּ כֵּ֥ן תַּעֲשֶׂ֖ה כַּאֲשֶׁ֥ר דִּבַּֽרְתָּ׃
...
וַיִּקַּ֨ח חֶמְאָ֜ה וְחָלָ֗ב וּבֶן־הַבָּקָר֙ אֲשֶׁ֣ר עָשָׂ֔ה וַיִּתֵּ֖ן לִפְנֵיהֶ֑ם וְהֽוּא־עֹמֵ֧ד עֲלֵיהֶ֛ם תַּ֥חַת הָעֵ֖ץ וַיֹּאכֵֽלוּ׃
Ou est le pain?
Rashi se pose la meme question que nous :
רש"י
ויקח חמאה וגו'. וְלֶחֶם לֹא הֵבִיא, לְפִי שֶׁפֵּרְסָה שָׂרָה נִדָּה, שֶׁחָזַר לָהּ אֹרַח כַּנָּשִׁים אוֹתוֹ הַיּוֹם, וְנִטְמֵאת הָעִסָּה (בבא מציעא שם):
...
וַיִּקַּ֨ח חֶמְאָ֜ה וְחָלָ֗ב וּבֶן־הַבָּקָר֙ אֲשֶׁ֣ר עָשָׂ֔ה וַיִּתֵּ֖ן לִפְנֵיהֶ֑ם וְהֽוּא־עֹמֵ֧ד עֲלֵיהֶ֛ם תַּ֥חַת הָעֵ֖ץ וַיֹּאכֵֽלוּ׃
Ou est le pain?
Rashi se pose la meme question que nous :
רש"י
ויקח חמאה וגו'. וְלֶחֶם לֹא הֵבִיא, לְפִי שֶׁפֵּרְסָה שָׂרָה נִדָּה, שֶׁחָזַר לָהּ אֹרַח כַּנָּשִׁים אוֹתוֹ הַיּוֹם, וְנִטְמֵאת הָעִסָּה (בבא מציעא שם):
Mais d'ou Rashi nous sort ca? C'est pas du tout la halaha !
Il se base sur une guemara qui nous dit qu'Avraham consommait les houlin en etat de purete (aliments ordinaires, non consacres, par opp au kodashim) . Mais pourquoi faisait il ca? Ce n'est meme pas une houmra. De plus il aurait tout aussi bien pu ne pas leur promettre de pain du tout au lieu de leur en proposer et de ne pas leur en apporter.
Baba Metsia 30b
דאמר ר' יוחנן לא חרבה ירושלים אלא על שדנו בה דין תורה אלא דיני דמגיזתא לדיינו אלא אימא שהעמידו דיניהם על דין תורה ולא עבדו לפנים משורת הדין:
"Au dela de la lettre de la loi" Il y a donc la lettre de la loi, et au dela de ca il y a l'esprit de la loi.
Rashba
Un tribunal a la possibilite de juger dans la mesure qui lui semble appropriee car cela participe a la survivance du monde. Car si vous vous en tenez exclusivement aux lois fixees par la torah et que vos ordonnances de justice se limitent aux punitions prevues par elle (la torah) se monde s'en trouvera aneanti.
Il y a donc un hiatus entre le din de la torah et la facon dont nous devons en faire l'usage.
Dans ce cas, que manquait il aux tribunaux de jerusalem pour faire la loi comme il le fallait ?
Aussi, comment juger avec l'esprit, sans que celui ci vienne denaturer l'essence meme de la lettre?
משנה אבות ה׳:י׳
אַרְבַּע מִדּוֹת בָּאָדָם. הָאוֹמֵר שֶׁלִּי שֶׁלִּי וְשֶׁלְּךָ שֶׁלָּךְ, זוֹ מִדָּה בֵינוֹנִית. וְיֵשׁ אוֹמְרִים, זוֹ מִדַּת סְדוֹם. שֶׁלִּי שֶׁלְּךָ וְשֶׁלְּךָ שֶׁלִּי, עַם הָאָרֶץ. שֶׁלִּי שֶׁלְּךָ וְשֶׁלְּךָ שֶׁלָּךְ, חָסִיד. שֶׁלִּי שֶׁלִּי וְשֶׁלְּךָ שֶׁלִּי, רָשָׁע:
Comment la mida moyenne peut elle etre confondue avec celle de sodome, donc la pire ?
Sachant de plus, que Sodome avait une cours de justice, qui jugeait donc selon ce principe. Partant, comment peut on l'appeller mida beinonit?
Maharal: הָאוֹמֵר שֶׁלִּי שֶׁלִּי וְשֶׁלְּךָ שֶׁלָּךְ = c'est din torah.
D a aneanti Sodome car ils jugeaient les gens avec un respect excessif de la lettre du droit, ce qui, comme dit precedemment, peut conduire a l'aneantissement du monde.
Nous sommes a priori dans une impasse. Si on applique la torah a la lettre, le monde ne peut pas exister, mais on ne peut pas non plus tomber dans une attitude vis a vis de la loi qui conduirait a ce que la torah elle meme n'existe plus.
את האלהים התהלך נח. וּבְאַבְרָהָם הוּא אוֹמֵר אֲשֶׁר הִתְהַלַּכְתִּי לְפָנָיו? (ברא' כ"ד), נֹחַ הָיָה צָרִיךְ סַעַד
לְתָמְכוֹ, אֲבָל אַבְרָהָם הָיָה מִתְחַזֵּק וּמְהַלֵּךְ בְצִדְקוֹ מֵאֵלָיו:
Abraham savait marcher tout seul. Hithalekh ça veut dire marcher, c'est la meme racine que halaha. Avraham était celui qui pratiquait la halaha et savait marcher a distance de D.
Il y a là un critère de positionnement. Celui qui veut marcher de lui même, en adulte, doit prendre ses distances avec D. On parle ici de halaha, de façon de marcher dans la vie. Mais si je marche sans D je marche sans la torah! Mais il y'a une différence entre faire la Torah et faire la halaha. Et la hahaha c'est marcher a distance de D et de Sa Torah. Mais alors a quelle distance ?
Avant de donner la Torah , D l'a proposée a tous les peuples, qui l'ont tour a tour refusée, puis ensuite à Israël qui l'acceptea (naasse venichma). Mais la guemara dans shabbat nous enseigne que Hashem leur a ensuite imposé la Torah de force: כפה עליהם הר כגיגית. Il a retourné le har Sinaï sur eux comme un chaudron, en leur disant ''si vous acceptez Ma torah, c'est bien, sinon, la bas sera votre tombeau.
Gigit c'est un chaudron, un tonneau, en tout cas c'est creux et ça entoure entièrement le peuple juif a ce moment là.
C'est ce qu'on appelle libre arbitre ! Choisis la vie ou la mort.
Suite de la guemara : א"ר אחא בר יעקב מכאן מודעא רבה לאורייתא
Modaa c'est la procédure légale par laquelle on peut décider d.annuler une transaction effectuée sous la contrainte
La transaction est valable mais annulable.
---
Rachi : si D convoque un juif en jugement, pourquoi n'as tu pas respecté Mes lois?
Oui mais nous avons accepté la Torah sous la contrainte !
Il se base sur une guemara qui nous dit qu'Avraham consommait les houlin en etat de purete (aliments ordinaires, non consacres, par opp au kodashim) . Mais pourquoi faisait il ca? Ce n'est meme pas une houmra. De plus il aurait tout aussi bien pu ne pas leur promettre de pain du tout au lieu de leur en proposer et de ne pas leur en apporter.
Baba Metsia 30b
דאמר ר' יוחנן לא חרבה ירושלים אלא על שדנו בה דין תורה אלא דיני דמגיזתא לדיינו אלא אימא שהעמידו דיניהם על דין תורה ולא עבדו לפנים משורת הדין:
"Au dela de la lettre de la loi" Il y a donc la lettre de la loi, et au dela de ca il y a l'esprit de la loi.
Rashba
Un tribunal a la possibilite de juger dans la mesure qui lui semble appropriee car cela participe a la survivance du monde. Car si vous vous en tenez exclusivement aux lois fixees par la torah et que vos ordonnances de justice se limitent aux punitions prevues par elle (la torah) se monde s'en trouvera aneanti.
Il y a donc un hiatus entre le din de la torah et la facon dont nous devons en faire l'usage.
Dans ce cas, que manquait il aux tribunaux de jerusalem pour faire la loi comme il le fallait ?
Aussi, comment juger avec l'esprit, sans que celui ci vienne denaturer l'essence meme de la lettre?
משנה אבות ה׳:י׳
אַרְבַּע מִדּוֹת בָּאָדָם. הָאוֹמֵר שֶׁלִּי שֶׁלִּי וְשֶׁלְּךָ שֶׁלָּךְ, זוֹ מִדָּה בֵינוֹנִית. וְיֵשׁ אוֹמְרִים, זוֹ מִדַּת סְדוֹם. שֶׁלִּי שֶׁלְּךָ וְשֶׁלְּךָ שֶׁלִּי, עַם הָאָרֶץ. שֶׁלִּי שֶׁלְּךָ וְשֶׁלְּךָ שֶׁלָּךְ, חָסִיד. שֶׁלִּי שֶׁלִּי וְשֶׁלְּךָ שֶׁלִּי, רָשָׁע:
Comment la mida moyenne peut elle etre confondue avec celle de sodome, donc la pire ?
Sachant de plus, que Sodome avait une cours de justice, qui jugeait donc selon ce principe. Partant, comment peut on l'appeller mida beinonit?
Maharal: הָאוֹמֵר שֶׁלִּי שֶׁלִּי וְשֶׁלְּךָ שֶׁלָּךְ = c'est din torah.
D a aneanti Sodome car ils jugeaient les gens avec un respect excessif de la lettre du droit, ce qui, comme dit precedemment, peut conduire a l'aneantissement du monde.
Nous sommes a priori dans une impasse. Si on applique la torah a la lettre, le monde ne peut pas exister, mais on ne peut pas non plus tomber dans une attitude vis a vis de la loi qui conduirait a ce que la torah elle meme n'existe plus.
את האלהים התהלך נח. וּבְאַבְרָהָם הוּא אוֹמֵר אֲשֶׁר הִתְהַלַּכְתִּי לְפָנָיו? (ברא' כ"ד), נֹחַ הָיָה צָרִיךְ סַעַד
לְתָמְכוֹ, אֲבָל אַבְרָהָם הָיָה מִתְחַזֵּק וּמְהַלֵּךְ בְצִדְקוֹ מֵאֵלָיו:
Abraham savait marcher tout seul. Hithalekh ça veut dire marcher, c'est la meme racine que halaha. Avraham était celui qui pratiquait la halaha et savait marcher a distance de D.
Il y a là un critère de positionnement. Celui qui veut marcher de lui même, en adulte, doit prendre ses distances avec D. On parle ici de halaha, de façon de marcher dans la vie. Mais si je marche sans D je marche sans la torah! Mais il y'a une différence entre faire la Torah et faire la halaha. Et la hahaha c'est marcher a distance de D et de Sa Torah. Mais alors a quelle distance ?
Avant de donner la Torah , D l'a proposée a tous les peuples, qui l'ont tour a tour refusée, puis ensuite à Israël qui l'acceptea (naasse venichma). Mais la guemara dans shabbat nous enseigne que Hashem leur a ensuite imposé la Torah de force: כפה עליהם הר כגיגית. Il a retourné le har Sinaï sur eux comme un chaudron, en leur disant ''si vous acceptez Ma torah, c'est bien, sinon, la bas sera votre tombeau.
Gigit c'est un chaudron, un tonneau, en tout cas c'est creux et ça entoure entièrement le peuple juif a ce moment là.
C'est ce qu'on appelle libre arbitre ! Choisis la vie ou la mort.
Suite de la guemara : א"ר אחא בר יעקב מכאן מודעא רבה לאורייתא
Modaa c'est la procédure légale par laquelle on peut décider d.annuler une transaction effectuée sous la contrainte
La transaction est valable mais annulable.
---
Rachi : si D convoque un juif en jugement, pourquoi n'as tu pas respecté Mes lois?
Oui mais nous avons accepté la Torah sous la contrainte !
Ce que la guemara nous dit ici, c'est qu'il ne peut y avoir libre arbitre que si il y a eu coercition au départ.
Histoire de Summerhill dans les années 20. ''Liberte'' totale des élèves.
Des années plus tard des études ont été menées sur ces élèves devenus adultes, révélant un point commun entre tous: les angoisses, l'anxiété.
Ces enfants ont été privés d'existence. Les angoisses nous privent de notre existence car elles nous privent de notre relation avec le présent. L'angoisse c'est aussi ce qui fait la jonction entre le présent et le passé, ou le présent et le futur (si l'angoisse est apprehensive).
Donc l'angoisse c'est ce qui interdit d'avoir une relation au présent, car elle nait justement du fait qu'on n'a aucun référentiel vis a vis duquel se positionner.
L'erreur de Neill a été de croire que ce référentiel n'était pas exogène mais qu'il existait naturellement en chacun de nous. Il s'est trompe.
Si on offre pas de referentiel, de cadre, a nos enfants, on les assassine. Car c'est uniquement en leur offrant un referentiel qu'on leur permet de se positionner. Et il n'y a que le positionnement qui forge l'identite et qui permet une existence individuelle.
Le cadre que nous offrons a nos enfants n'est pas la pour etre respecte, ca c'est du despotisme, mais pour qu'ils puissent se positionner.
Que nous fassions comme nos parents ou exactement l'inverse, c'est pareil, car le referentiel reste inchange: les parents, et non notre desir. On devient adulte lorsqu'on fait le TRI par rapport a un ref exogene. NOUS disposons de cette proposition en tant qu'adulte pour nous positionner par rapport a ce cadre et c'est ce qui nous permet de nous forger notre identite propre. C'est ce que D a voulu faire en donnant la torah de maniere coercitive. Par pour qu'on le respecte a tout prix, D n'est pas un dicateur, mais pour que nous nous positionnons par rapport a lui, pour que nous soyons un peuple d'adultes.
Mais attention, pas pour faire ce qui nous plait ou nous arrange, mais faire qui on est. Et c'est tres different, ca s'appelle l'autenthicite. l'autenthicite n'est pas jeter ce qui nous derange et prendre ce qui ous arrange, mais c'est l'apprentissage de la connaissance de soi meme pour se positionner en adultes parfois en deca parfois au dela de ce qui nous est demande.
Notre propostion est de dire que la Torah est ce cadre.
לפנים משורת הדין peut etre traduit par 'a l'interieur de la lettre de la loi'
La seule facon d'appliquer une torah qui ne soit pas destructice est d'agir a l'interieur du contenant de la loi, comme cette montagne creuse qui nous a contenus. Cette torah sera votre contenant. Vous resterez a l'interieur ou bien en sortirez, mais vous agirez vis a vis d'elle en fonction du contenant de la loi, cad, pas a votre guise, mais en fonction de votre etre.
comment faire pour etre soi meme, en ne tombant pas dans une torah qui serait paresseuse et sans ceder aux sirenes du liberalisme ?
Histoire de Summerhill dans les années 20. ''Liberte'' totale des élèves.
Des années plus tard des études ont été menées sur ces élèves devenus adultes, révélant un point commun entre tous: les angoisses, l'anxiété.
Ces enfants ont été privés d'existence. Les angoisses nous privent de notre existence car elles nous privent de notre relation avec le présent. L'angoisse c'est aussi ce qui fait la jonction entre le présent et le passé, ou le présent et le futur (si l'angoisse est apprehensive).
Donc l'angoisse c'est ce qui interdit d'avoir une relation au présent, car elle nait justement du fait qu'on n'a aucun référentiel vis a vis duquel se positionner.
L'erreur de Neill a été de croire que ce référentiel n'était pas exogène mais qu'il existait naturellement en chacun de nous. Il s'est trompe.
Si on offre pas de referentiel, de cadre, a nos enfants, on les assassine. Car c'est uniquement en leur offrant un referentiel qu'on leur permet de se positionner. Et il n'y a que le positionnement qui forge l'identite et qui permet une existence individuelle.
Le cadre que nous offrons a nos enfants n'est pas la pour etre respecte, ca c'est du despotisme, mais pour qu'ils puissent se positionner.
Que nous fassions comme nos parents ou exactement l'inverse, c'est pareil, car le referentiel reste inchange: les parents, et non notre desir. On devient adulte lorsqu'on fait le TRI par rapport a un ref exogene. NOUS disposons de cette proposition en tant qu'adulte pour nous positionner par rapport a ce cadre et c'est ce qui nous permet de nous forger notre identite propre. C'est ce que D a voulu faire en donnant la torah de maniere coercitive. Par pour qu'on le respecte a tout prix, D n'est pas un dicateur, mais pour que nous nous positionnons par rapport a lui, pour que nous soyons un peuple d'adultes.
Mais attention, pas pour faire ce qui nous plait ou nous arrange, mais faire qui on est. Et c'est tres different, ca s'appelle l'autenthicite. l'autenthicite n'est pas jeter ce qui nous derange et prendre ce qui ous arrange, mais c'est l'apprentissage de la connaissance de soi meme pour se positionner en adultes parfois en deca parfois au dela de ce qui nous est demande.
Notre propostion est de dire que la Torah est ce cadre.
לפנים משורת הדין peut etre traduit par 'a l'interieur de la lettre de la loi'
La seule facon d'appliquer une torah qui ne soit pas destructice est d'agir a l'interieur du contenant de la loi, comme cette montagne creuse qui nous a contenus. Cette torah sera votre contenant. Vous resterez a l'interieur ou bien en sortirez, mais vous agirez vis a vis d'elle en fonction du contenant de la loi, cad, pas a votre guise, mais en fonction de votre etre.
comment faire pour etre soi meme, en ne tombant pas dans une torah qui serait paresseuse et sans ceder aux sirenes du liberalisme ?
Berahot 8s
דְּאָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אַמֵּי מִשְּׁמֵיהּ דְּעוּלָּא: מִיּוֹם שֶׁחָרַב בֵּית הַמִּקְדָּשׁ אֵין לוֹ לְהַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא בְּעוֹלָמוֹ אֶלָּא אַרְבַּע אַמּוֹת שֶׁל הֲלָכָה בִּלְבַד
Avant, D residait dans le Temple, c'est la que nous avions une relation privilegiee a Lui. Auj que le Temple a disparu, notre facon d'etre en relation a D auj sont dans les 4 coudees de la halaha. Que sont ces 4 coudees?
Les 4 coudees entourant une personne acquierent pour lui automatiquement meme sans soulever tirer etc et meme sans son intention (par ex: un objet hefker)
Les 4 coudees autour de qq1 sont donc un genre d'espace prive au sein de l'espace public.
La place de D dans Son monde, c'est a dire notre relation a Lui, se trouve dans les 4 coudees qui disent l'acquisition, l'apprivoisement de l Halaha.
La place de D, celle qu'on doit Lui donner, reside dans notre appropriation de notre rapport a Lui. Faire de la torah qui est un bien public, notre bien prive, a chacun de nous.
דְּאָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אַמֵּי מִשְּׁמֵיהּ דְּעוּלָּא: מִיּוֹם שֶׁחָרַב בֵּית הַמִּקְדָּשׁ אֵין לוֹ לְהַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא בְּעוֹלָמוֹ אֶלָּא אַרְבַּע אַמּוֹת שֶׁל הֲלָכָה בִּלְבַד
Avant, D residait dans le Temple, c'est la que nous avions une relation privilegiee a Lui. Auj que le Temple a disparu, notre facon d'etre en relation a D auj sont dans les 4 coudees de la halaha. Que sont ces 4 coudees?
Les 4 coudees entourant une personne acquierent pour lui automatiquement meme sans soulever tirer etc et meme sans son intention (par ex: un objet hefker)
Les 4 coudees autour de qq1 sont donc un genre d'espace prive au sein de l'espace public.
La place de D dans Son monde, c'est a dire notre relation a Lui, se trouve dans les 4 coudees qui disent l'acquisition, l'apprivoisement de l Halaha.
La place de D, celle qu'on doit Lui donner, reside dans notre appropriation de notre rapport a Lui. Faire de la torah qui est un bien public, notre bien prive, a chacun de nous.
וַיֶּעְתַּ֨ר יִצְחָ֤ק לַֽיהֹוָה֙ לְנֹ֣כַח אִשְׁתּ֔וֹ כִּ֥י עֲקָרָ֖ה הִ֑וא וַיֵּעָ֤תֶר לוֹ֙ יְהֹוָ֔ה וַתַּ֖הַר רִבְקָ֥ה אִשְׁתּֽוֹ׃
Rachi
ויעתר לו. לוֹ וְלֹא לָהּ, שֶׁאֵין דּוֹמָה תְפִלַּת צַדִּיק בֶּן צַדִּיק לִתְפִלַּת צַדִּיק בֶּן רָשָׁע, לְפִיכָךְ לוֹ וְלֹא לָהּ (יבמות ס"ד):
Mais pourquoi? Parce que accumulation des merites?
Proposons une lecture plus profonde.
L'un a fait une demarche. Vu la lumiere, fait une techouva, la personne est portee par cela, par la dynamique de la demarche.
Mais chez l'autre, tout le monde faisait tout a la perfection, et lui doit faire exactement comme papa et maman, mais en faisait SA priere a LUI. Dans les memes mots ! Comment faire pour que ca devienne la sienne ??
C'est ce que dis rashi: si tu arrives a faire ta tefila en tant que juste alors que tu viens d'un monde de juste c'est que tu te l'es appropriee ! avec ton etre ton individualite. Et D sait quel travail immense cela requiert, quelle bataille ca demande de mener.
Alors la priere qui emane de cette personne, D y est particulierement sensible.
Le positionnement qui doit etre le notre dans la demarche halahique, dans la demarche du respect de la loi, a l'interieur d'elle meme, c;est un positionnement qui nous demande de nous approprier cette loi alors qu'elle est la meme pour tout le monde, et qui nous demande donc d'y mettre de soi. Et ca c'est loin d'aller de soi.
Pourquoi Avraham a pas servi le pain?
Pain = element de base de l'alimentation, de la subsistance, de la vie.
Pain a la meme racine que guerre.
La vie demande un combat. Si on ne mene pas ce combat, on ne peut pas exister. Et ce combat c;est de se positionner par rapport a la d'ou on vient. D'ou qu'on vienne. La seule demarche valable est le positionnement par l'appropriation, en fonction de notre etre, de notre sensibilite. C'est ce que Avraham a voulu nous enseigner lorsqu'il a refuser de servir le pain. Il a montre que c'est par le pain, par le combat, que l'appropriation se fait. Sarah a tout prepare, mais il n'y a que le pain que Avraham n'a pas apporte.
Avraham a mis la halaha en jeu, en tension, pour ne pas agir d'apres la stricte loi, comme la loi de Sodome que D s'apprete a detruire qq versets plus loin. Et c'est avraham qui Le supplie de ne pas la detruire.
חָלִ֣לָה לָּ֔ךְ הֲשֹׁפֵט֙ כָּל־הָאָ֔רֶץ לֹ֥א יַעֲשֶׂ֖ה מִשְׁפָּֽט׃
רשי
, וְכִי מִי שֶׁהוּא שׁוֹפֵט לֹא יַעֲשֶׂה מִשְׁפַּט אֱמֶת:
Rachi fait la diff entre mishpat et mishpat EMET. Une justice de verite, pas une justice seche.
Notre challenge c'est de nous approprier la halaha, de la mettre en jeu, avec autenthicite sans tomber dans la paresse, de la bigoterie, dans une orthopraxie, une discipline a outrance vis a vis de la loi. Avraham demande a D de ne pas etre uniquement justicier mais justicier de verite.
Rav Simha Zissel (maitre Rav Dessler): la premiere mitsva de la torah c'est de ne pas etre idiot. La seule chose qui doit nous guider dans notre appropriation, c'est de ne pas etre idiot.
Rachi
ויעתר לו. לוֹ וְלֹא לָהּ, שֶׁאֵין דּוֹמָה תְפִלַּת צַדִּיק בֶּן צַדִּיק לִתְפִלַּת צַדִּיק בֶּן רָשָׁע, לְפִיכָךְ לוֹ וְלֹא לָהּ (יבמות ס"ד):
Mais pourquoi? Parce que accumulation des merites?
Proposons une lecture plus profonde.
L'un a fait une demarche. Vu la lumiere, fait une techouva, la personne est portee par cela, par la dynamique de la demarche.
Mais chez l'autre, tout le monde faisait tout a la perfection, et lui doit faire exactement comme papa et maman, mais en faisait SA priere a LUI. Dans les memes mots ! Comment faire pour que ca devienne la sienne ??
C'est ce que dis rashi: si tu arrives a faire ta tefila en tant que juste alors que tu viens d'un monde de juste c'est que tu te l'es appropriee ! avec ton etre ton individualite. Et D sait quel travail immense cela requiert, quelle bataille ca demande de mener.
Alors la priere qui emane de cette personne, D y est particulierement sensible.
Le positionnement qui doit etre le notre dans la demarche halahique, dans la demarche du respect de la loi, a l'interieur d'elle meme, c;est un positionnement qui nous demande de nous approprier cette loi alors qu'elle est la meme pour tout le monde, et qui nous demande donc d'y mettre de soi. Et ca c'est loin d'aller de soi.
Pourquoi Avraham a pas servi le pain?
Pain = element de base de l'alimentation, de la subsistance, de la vie.
Pain a la meme racine que guerre.
La vie demande un combat. Si on ne mene pas ce combat, on ne peut pas exister. Et ce combat c;est de se positionner par rapport a la d'ou on vient. D'ou qu'on vienne. La seule demarche valable est le positionnement par l'appropriation, en fonction de notre etre, de notre sensibilite. C'est ce que Avraham a voulu nous enseigner lorsqu'il a refuser de servir le pain. Il a montre que c'est par le pain, par le combat, que l'appropriation se fait. Sarah a tout prepare, mais il n'y a que le pain que Avraham n'a pas apporte.
Avraham a mis la halaha en jeu, en tension, pour ne pas agir d'apres la stricte loi, comme la loi de Sodome que D s'apprete a detruire qq versets plus loin. Et c'est avraham qui Le supplie de ne pas la detruire.
חָלִ֣לָה לָּ֔ךְ הֲשֹׁפֵט֙ כָּל־הָאָ֔רֶץ לֹ֥א יַעֲשֶׂ֖ה מִשְׁפָּֽט׃
רשי
, וְכִי מִי שֶׁהוּא שׁוֹפֵט לֹא יַעֲשֶׂה מִשְׁפַּט אֱמֶת:
Rachi fait la diff entre mishpat et mishpat EMET. Une justice de verite, pas une justice seche.
Notre challenge c'est de nous approprier la halaha, de la mettre en jeu, avec autenthicite sans tomber dans la paresse, de la bigoterie, dans une orthopraxie, une discipline a outrance vis a vis de la loi. Avraham demande a D de ne pas etre uniquement justicier mais justicier de verite.
Rav Simha Zissel (maitre Rav Dessler): la premiere mitsva de la torah c'est de ne pas etre idiot. La seule chose qui doit nous guider dans notre appropriation, c'est de ne pas etre idiot.
Notes: se positionner peut impliquer une transgression. D'ailleurs la torah prevoit l'eventualite d'une transgression et les modalites de sa reparation. Mais toujours connaitre sa position par rapport au referentiel, en etre conscient. Car comme en navigation, on ne peut pas avancer dans la vie sans connaitre sa propre position.
